Traitement maternel par anti-TNF alpha en fin de grossesse et risque néonatal ... Lire>>
Traitement par hormone de croissance synthétique : mise au point SFP-SFEDP 2011 ... Lire>>
Prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né ... Lire>>
Bronchiolite : précautions pour limiter la transmission ... Lire>>
Diarrhée aiguë : comment éviter la déshydratation ... Lire>>
Anomalies cérébrales à l’IRM et mouvements anormaux
chez les enfants traités par SABRIL® (vigabatrine) ... Lire>>
Prise en charge de la toux chez le nourrisson de moins de 2 ans ... Lire>>
Médicaments contre la toux contre-indiqués chez le nourrisson de moins de 2 ans ... Lire>>
- Association des Pédiatres
de
Langue Française 8 au 11 septembre 2011 Hammamet-Tunisie
- Journées Parisiennes de Pédiatrie 7 et 8 octobre 2011-Maison de la chimie-Paris-France
- 32ème Congrès Maghrébin de Pédiatrie 13 au 15 Octobre 2011 Casablanca-Maroc - Journée scientifique APLA
Gastro-nutrition 28 octobre 2011-Hôtel Sheraton
Alger-Algérie
- 2èmes Rencontres Euro-Maghrébine
de Pédiatrie 23 au 25 novembre 2011-Annaba-Algérie - 16èmes Rencontres de Pédiatrie Pratique 27 et 28 janvier 2012-Palais des Congrés-Paris-France
Traitement maternel par anti-TNF alpha en fin de grossesse et risque néonatal : Les enfants de mère traitée jusqu’à l’accouchement par un anti-TNF alpha doivent être considérés comme immunodéprimés jusqu’à l’âge de six mois : cas rapporté d'une mère traitée toute la grossesse, dont l'enfant, ayant reçu un vaccin BCG à l’âge de 3 mois, est décédé peu après d'une BCGite aiguë.
Le vaccin BCG est contre-indiqué chez les sujets recevant un traitement immunosuppresseur. Il est recommandé la plus grande prudence lors de l’utilisation de tels vaccins vivants chez les enfants de mères recevant des anti-TNFα ou d’autres anticorps IgG1 immunosuppresseurs en cours de grossesse.
Traitement par hormone de croissance synthétique : mise au pointSFP-SFEDP2011 Suite au communiqué de l'Afssaps du 10.12.2010, sur les premiers résultats d'une étude épidémiologique non publiée SAGhE, évaluant l’état de santé des adultes traités dans l’enfance
par l'hormone de croissance synthétique (cliquer ici) :
La Société Française de Pédiatrie (SFP) et la Société Française d’Endocrinologie et de Diabétologie Pédiatrique (SFEDP) considèrent les points suivants :
- L’interprétation
des résultats est délicate et l'étude ne permet pas de déterminer si le traitement par
hormone de croissance est impliqué dans la surmortalité observée.
-
Le rôle d'autres facteurs
dont la maladie ayant justifié le traitement peuvent être discutés.
- Dans l’attente du résultat de l’évaluation européenne, il n’y a pas lieu de suspendre les traitements en cours ou de renoncer aux traitements en cours d'initiation.
La SFP et la SFEDP rappellent les recommandations suivantes :
- Respecter les indications et les règles de prescription des AMM et notamment les doses recommandées,
- Tenir compte des taux sanguins d’IGF-I pour adapter les doses d'hormone de croissance,
- Expliquer aux enfants et aux parents en cours de traitement par hormone de croissance l'interprétation actuelle des résultats de l’étude SAGhE,
- Réévaluer à chaque consultation la dose, l'efficacité et la tolérance des traitements par hormone de croissance,
- Exercer une surveillance clinique (en particulier de la pression artérielle) régulière et prolongée des patients en cours de traitement ou antérieurement traités,
- Conseiller aux adultes ayant reçu un traitement par hormone de croissance dans l'enfance de consulter leur médecin traitant pour un examen de santé comportant une prise de pression artérielle.
Prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né(Afssaps nov 2010) La prévention des infections conjonctivales du nouveau-né cible plus particulièrement 2 bactéries, Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis (plus fréquente mais moins pathogène), car elles exposent à des complications oculaires sévères. - La conjonctivite gonococcique est habituellement sévère, bilatérale, purulente. Elle apparaît le plus souvent dans les 2 à 5 premiers jours de vie. Elle peut conduire à la cécité.
- La conjonctivite à Chlamydia trachomatis est uni ou bilatérale, elle apparaît le
plus souvent entre 5 à 14 jours après la naissance.
-- Une antibioprophylaxie conjonctivale néonatale est recommandée en cas d’antécédents et/ou de facteurs
de risque d’Infections Sexuellement Transmissibles chez les parents (excepté en cas de césarienne sans rupture prématurée de la poche des eaux avant chirurgie).
Les grossesses non ou mal suivies sont considérées comme un facteur de risque d’IST. Il est recommandé d’instiller une goutte de collyre à base de rifamycine dans chaque oeil du nouveau-né à la
naissance (flacon unidose souhaitable).
-- Il n’existe pas de donnée pour recommander une antibioprophylaxie conjonctivale
néonatale systématique.
-- La recherche de gonocoque ou de Chlamydia trachomatis est conseillée devant toute conjonctivite mucopurulente persistante ou sévère ou présentant les signes suivants :
- sécrétions purulentes abondantes,
- hyperhémie conjonctivale sévère (*),
- apparition dans la première semaine de vie ;
- absence de larmoiement en dehors des sécrétions (*) ;
- signes de gravité (kératite, hypopyon).
(* En cas d’obstruction congénitale des voies lacrymales, la conjonctivite s’accompagne d’un larmoiement qui persiste après lavage au sérum physiologique).
Il est recommandé en cas de doute de rechercher Chlamydia
trachomatis par PCR sur les urines du premier jet car la sérologie est peu contributive au diagnostic.
Bronchiolite : précautions pour limiter la transmission(brochure INPES 2010) Plus d'infos : cliquez ici
La bronchiolite affecte essentiellement les nourrissons de moins de 2 ans par épidémie saisonnière en hiver (d'octobre à mars).
Cette infection respiratoire des petites bronches est due à un virus respiratoire très répandu et très contagieux.
Le virus se transmet lors des éternuements, de la toux, par les mains et les objets souillés par une personne infectée (enfant ou adulte "enrhumé").
La bronchiolite débute généralement par un simple rhume et une toux, puis l’enfant est gêné pour respirer et il peut présenter des difficultés pour boire et manger. Les quintes de toux sont très fréquentes et peuvent s’accompagner de sifflements.
En cas de signes de bronchiolite, il faut rapidement contacter votre médecin qui confirmera le diagnostic.
Pour éviter la transmission du virus à l’origine de la bronchiolite à votre bébé, les parents, les frères, les sœurs, et tout l’entourage proche peuvent adopter des gestes simples et quelques précautions :
lavez-vous systématiquement les mains à l’eau et au savon pendant 30 secondes avant de vous occuper d’un bébé,
si vous avez un rhume ou que vous toussez, portez un masque chirurgical (en vente en pharmacie) pour vous occuper de lui, et demandez le aussi à toutes les personnes qui s’occupent de votre bébé,
si vous êtes enrhumé ou en période d’épidémie, n’embrassez pas votre enfant sur le visage, ni sur les mains. Ce conseil s’applique également à tout l’entourage (frères, sœurs, etc.),
aérez sa chambre tous les jours au moins 10 min,
n’échangez pas dans la famille et l’entourage les biberons, les sucettes, les couverts et verres non nettoyés,
évitez de rendre visite, avec lui, à des personnes enrhumées ou grippées. Inversement, demander à une personne enrhumée ou grippée de reporter sa visite,
évitez de l’emmener dans des endroits publics où il risquerait d’être en contact avec des personnes enrhumées (centres commerciaux, transports en commun…),
si votre enfant est malade et que vous souhaitez consulter, prévenez votre médecin avant de vous rendre dans sa salle d’attente (il est préférable d’éviter de contaminer d’autres petits enfants).
Diarrhée chez les nourrissons et les petits enfants : comment éviter la déshydratation(brochure INPES 2010) Plus d'infos : cliquez ici
Les gastroentérites aiguës peuvent affecter le nourrisson et le petit enfants par épidémie saisonnière. Le principal agent responsable en hiver est le rotavirus.
Des gestes simples permettent d'éviter et de traiter la déshydratation, principal danger de la diarrhée aiguë :
Proposez à votre enfant de boire une solution de réhydratation orale (SRO), à volonté, et au début plusieurs fois par heure. S’il vomit, rafraîchissez la solution et faites-lui en boire à petites gorgées. Pensez à toujours avoir des sachets de SRO avec vous afin de pouvoir réagir rapidement. Ils sont disponibles en pharmacie. Notez bien, selon la marque de SRO :
-le sachet
REHYDRAX® fabriqué par Saïdal est à diluer dans 1 litre d'eau,
-le sachet CELIA Develop SRO® est à diluer dans 200 ml d'eau (dans un biberon).
Proposez régulièrement à votre enfant de manger des aliments qu’il apprécie particulièrement ou poursuivez les tétées si vous l’allaitez.
Surveillez votre enfant jusqu’à la fin de la diarrhée en prenant sa température, en surveillant le nombre de selles, de vomissements, la quantité de solutions de réhydratation ou d’aliments consommés. Soyez très attentif à son comportement et à l’évolution de la maladie : s’il n’est pas comme d’habitude, ou si les symptômes persistent, consultez votre médecin.
En prévention, n’oubliez pas de vous laver soigneusement les mains avant et après vous être occupé de votre enfant.
Anomalies cérébrales à l’IRM et mouvements anormaux
chez les enfants traités par SABRIL® (vigabatrine) : AFSSAPS décembre 2010
- Des cas d’anomalies cérébrales ont été rapportés à l’IRM, en particulier chez des jeunes enfants traités
pour des spasmes infantiles à des doses élevées de vigabatrine.
Les conséquences cliniques de ces
anomalies ne sont pas connues à ce jour.
- Des mouvements anormaux incluant dystonie, dyskinésie et hypertonie, ont été rapportés chez les patients
traités pour des spasmes infantiles.
Le rapport bénéfice/risque de la vigabatrine doit être évalué pour
chaque patient.
En cas d’apparition de nouveaux mouvements anormaux au cours du traitement par la vigabatrine, une
diminution des doses ou un arrêt progressif du traitement peuvent être envisagés.
Prise en charge de la toux aiguë chez le nourrisson de moins de 2 ans :
mise au point de l'AFSSAPSoctobre 2010 (en collaboration avec la SFP (société française de pédiatrie), la SPPA (société pédiatrique de pneumologie et d'allergologie) et le groupe de médecins généralistes référents de l'AFSSAPS). Plus d'infos : cliquez ici
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a réévalué les médicaments destinés à traiter la toux chez l'enfant et a élaboré des recommandations pour la prise en charge de la toux chez le nourrisson de moins de deux ans.
- Les mucolytiques (acétylcystéine, carbocystéine), mucofludifiants (benzoate de méglumine) et l'Hélicidine® sont contre-indiqués chez le nourrisson de moins de deux ans en raison du risque de majoration de l'encombrement bronchique.
- Les antitussifs centraux opiacés sont contre-indiqués chez le nourrisson en raison de leur effet dépresseur respiratoire.
- Les antitussifs antihistaminiques de première génération doivent être prochainement contre-indiqués chez le nourrisson en raison des effets indésirables rapportés, de leur effet sédatif qui pourrait être délétère en cas d'encombrement bronchique et de l'absence de preuves de leur efficacité.
- Le fenspiride doit également être prochainement contre-indiqué chez le nourrisson.
- La contre-indication des suppositoires à base de dérivés terpéniques est envisagée chez l'enfant de moins de trente mois, en raison de leur risque potentiel de convulsions ou équivalents convulsifs.
Médicaments contre la toux contre-indiqués chez le nourrisson de moins de 2 ans : communiqué de l'AFSSAPS avril 2010 : Plus d'infos : cliquez ici
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a décidé de contre-indiquer l’utilisation des médicaments mucolytiques, mucofluidifiants et de l’Hélicidine® chez l’enfant de moins de deux ans.
Ces médicaments, qui ont pour objectif de fluidifier les sécrétions bronchiques, peuvent en effet aggraver dans certains cas un surencombrement bronchique, en raison de la faible capacité des nourrissons à tousser pour éliminer les sécrétions produites. Spécialités commerciales disponibles en Algérie (liste non exhaustive) : Cliquer ici